AÚN ES DE NOCHE EN CARACAS ( inédit )
Mariana Rondón, Marité Ugás
PRIX
Festival de Cinéma ibero-américain de Huelva : Mention Spéciale
Long-métrage, fiction, couleur, 2025, VOSTF
Avec Natalia Reyes, Moisés Angulo, Samantha Castillo, Edgar Ramírez, Sheila Monterola
Durée : 97’
Pays : Venezuela, Mexique
Langue : espagnol

Synopsis
À Caracas, en pleine répression des manifestations antigouvernementales, Adelaida enterre sa mère et se retrouve seule. À son retour dans l’appartement familial, celui-ci est occupé par des femmes du régime. Sans refuge, elle se cache chez sa voisine qu’elle découvre morte. Piégée, elle s’enfonce dans la peur et le désespoir, jusqu’à comprendre que, pour survivre, elle devra renoncer à son identité et devenir une autre.
Zoom
Lorsque nous avons lu pour la première fois « La hija de la española » de Karina Sainz Borgo, [dont nous nous sommes inspirées pour le film], nous avons été émues par le personnage d’Adelaida Falcón, qui perd son identité et doit tenter de survivre dans un pays qui ne la reconnaît plus comme un de ses membres. Cette blessure résonne en nous personnellement, comme elle le fait avec des millions de Vénézuéliens […] : plus de huit millions de personnes déplacées, dépouillées d’une patrie, d’une appartenance, d’un nom. Notre film aborde ce traumatisme collectif à travers un prisme profondément intime. Nous suivons une femme qui perd tout, même le sens de soi. Il n’y a pas de gestes épiques ici, seulement des petits actes de résistance face à l’effondrement. Ce n’est pas seulement un reflet de l’exode vénézuélien ; c’est aussi une histoire profondément universelle sur le droit d’exister. Il nous confronte à l’un des dilemmes les plus urgents du monde contemporain : l’exil, le déracinement et la douloureuse rupture avec la terre que vous aimez — celle qui finit par vous repousser.
Mariana Rondón, Marité Ugás, La Biennale di Venezia
Lundi 30 mars, 18h45, Le Mikado
Mardi 31 mars, 19h30, Pathé Annecy
Mardi 31 mars, 20h, Ciné Talloires
Mercredi 1 avril, 16h30, Les Nemours




